Les qualités de l’écrivain

• DÉFI SABLIER #1 • (3)

Le meilleur moyen d’apprendre à se connaître, c’est de se questionner. Sommes-nous plus quelque chose ou, au contraire, moins ? Je vous propose donc quelques qualités qui me paraissaient fondamentales pour un écrivain. Vous reconnaissez-vous dans ces qualités ?

 

Être patient

Voici la toute première qui est sûrement la plus importante (à mon avis). Nous en manquons souvent et sans doute est-ce la raison pour laquelle nous n’achevons que rarement un roman ! Pour tout vous dire, la patience, je ne l’ai apprise que grâce à l’écriture (je suis en effet de ceux qui détestent les surprises ou les questions sans réponse).

Écrire. Relire. Ne pas être satisfait. Réécrire. Relire. Changer à nouveau.

Je pense que je suis loin d’être la seule à avoir connu ce parcours ! La décision d’entamer une réécriture à souvent des risques : nous nous décourageons et remettons cela toujours à plus tard. Étant quelqu’un d’assez perfectionniste, je réécris souvent mes projets (une fois, deux fois, trois fois, voire quatre fois !) avant d’en être enfin satisfaite. Malgré tout, il ne faut pas prendre ce temps comme une contrainte, mais un plaisir : cela nous permet de construire un peu mieux le monde que nous créons et de ciseler nos personnages avec chaque fois plus de détails pour les rendre plus vivants !

Si souvent ce travail de patience est difficile, je vous assure qu’on ne le regrette jamais.

 

Être observateur

Voilà une des qualités qui, je pense, marque le plus mes écrits. Être observateur du monde et des choses qui nous entourent permet un meilleur compte rendu des descriptions. C’est également un jeu auquel je me donne avec plaisir : décrire ce que l’on voit par ses propres mots.

Si vous ne pensez pas avoir cette qualité, je vous conseille vivement d’être attentif à ce qui vous entoure en tout temps. Nous découvrons souvent de belles surprises.

 

Être curieux

Cette idée rejoint un peu celle précédente, mais j’aimerais ajouter ce fait : savoir s’interroger sur les choses. Se poser des questions est toujours une façon de développer ses idées, voire de les faire naître.

Être curieux signifie aussi partir en quête d’informations pour les transmettre à ses lecteurs. Je pense par exemple aux récits historiques où il est nécessaire de connaître la période étudiée. Pour cela, il n’y a qu’une solution : faire des recherches. L’histoire n’est cependant pas le seul exemple : il y en a par milliers ! Si vous souhaitez traiter de handicap ou parler d’une culture étrangère, soyez sûrs de maîtriser le sujet.

Être curieux de l’actualité est tout aussi important. Les plus grands auteurs de l’histoire (ou devrais-je dire tous les artistes) s’en sont inspirés. Votre imagination pourrait vous étonner après la simple lecture d’un article de journal.

 

Être captivant

Le suspense est une chose dont raffolent les lecteurs. Le suspense est chose incontournable dans un livre ! Je pense donc que savoir le maîtriser est une qualité à avoir au court de l’écriture.

Pour captiver, il faut apprendre à s’exprimer de manière originale et interpelant. Il faut parler au lecteur et le mettre dans un maximum de confort. Il faut l’intriguer par le jeu des mots, mais aussi l’encourager à poursuivre sa lecture. Que voulez-vous lui livrer dans votre récit ? Quel trésor pourra-t-il trouver ? Marquez les esprits.

 

Être motivé

Une livre ne trouvera de fin si l’auteur ne trouve de motivation. Être motivé ce n’est pas seulement avoir le but de finir un livre : c’est avoir le désir d’en apprendre toujours plus sur l’écriture et s’améliorer un peu plus. L’écriture demande toujours maturation et si vous pensez rester à la première étape, les lecteurs partiront au fil des années. Ce qui intéresse le lecteur, c’est aussi voir un style se peaufiner, s’améliorer.

Je vous propose donc de remettre quelques instants vos motivations en question. Seront-ils suffisants pour une carrière d’écrivain si vous souhaitez en mener une ?

 

Être confiant

Avez-vous un manque de confiance important ? Êtes-vous prêts à atteindre votre but par tous les moyens ?

La confiance est terriblement dure à obtenir. Comment savoir si nous plairons aux lecteurs ? Mais qui ne tente rien, n’a rien ! Il faut être prêt à se livrer aux moqueries. Il faut être prêt à essuyer des échecs. Et malgré tout, il faut poursuivre. Ayez confiance en vous, et vous aurez tout gagné.

 

Être tolérant

Les critiques ne sont pas là pour vous détruire, mais au contraire vous soutenir dans votre projet. Si un lecteur n’aime pas votre ouvrage, cela m’étonnerait qu’il s’accorde une trentaine de minutes pour vous rédiger un commentaire construit. Son but : vous aider à vous surpasser.

Être tolérant face à des critiques qui font mal peut sembler impossible. Mais nous allons voir dans un prochain article qu’il y a des solutions ! Et qu’il faut savoir trier les informations également…

 

Et en parallèle, voici quelques défauts qu’il ne vaut mieux pas garder pour soi !

La paresse est le pire ennemi de l’écrivain. Evidemment, nous ne pouvons écrire un certain nombre de mot tous les jours (nous ne sommes pas des machines), mais les pauses d’écriture (à voir dans un prochain article) ne sont pas à mélanger avec la paresse ! Parfois, il faut prendre la plume malgré nous. Et souvent, au bout d’une quinzaine de minute, la paresse s’enfuit.

Tout à fait à l’opposé, le défaut d’être trop ambitieux. Ne pas parvenir à nos objectifs, vous avez dû vous en rendre compte, détruit tout espoir de réussite. C’est d’ailleurs un des défauts qui entraîne à la paresse. On ne veut plus rien fournir, on a marre. On coince.

Rester isolé et solitaire est un autre point que je déconseille fortement. C’est ainsi que l’on ne découvre et expérimente plus rien. Comment trouver toute l’inspiration ? On est seul avec nous-même, avec nos émotions. Un danger aussi pour le relâchement : il n’y a personne pour nous encourager. Partagez, discutez, découvrez. Autrement, vous n’aurez aucune matière à écrire.

Être orgueilleux est le dernier que j’aimerais aborder. Ce défaut nous coupera malheureusement des bonnes critiques qui pourraient nous aider et du contact essentiel avec nos lecteurs. Un écrivain a besoin d’écouter ses proches et ne pas simplement se focaliser sur son propre avis. Il serait dommage de faire fuir votre lectorat…

 

Les qualités d’un écrivain sont nombreuses ! Si vous avez des idées ou un témoignage à partager, n’hésitez pas à passer par commentaire.

 

La Plume Messagère


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