C’est l’heure du thé #7

• DÉFI SABLIER #1 •

Le soleil est haut dans le ciel en cette moitié de juillet et c’est dans ce beau cadre que j’aimerais vous partager une merveilleuse nouvelle.

Car, ça y est, j’ai posé le premier point final de mon roman L’Oiseau en Cage.

 

Soulagement

Je crois que je n’ai jamais été aussi soulagée de finir un premier jet ! Celui-ci n’avait vraiment que trop duré. Débuté il y a un peu plus d’un an, son chemin traversa de nombreux déserts pour me permettre de me consacrer davantage à mes études. Au moment du confinement, j’avais si peu écrit les derniers mois que me replonger dans ce projet fut très douloureux. La montagne a gravir me paraissait impossible.

Alors, je n’ai pas insisté et ai espéré le retour de meilleurs jours. Je décidai de me cultiver de mes lectures et de ne toucher à l’écriture que pour le plaisir – une centaine de mots par ci, le double par là…

Puis, doucement, tout m’est revenu. Cette hâte de poser les mains sur le clavier. Ce rugissement qui me poussait à accoucher de mes idées. Le désir fou de renouer avec ses personnages.

Il y a moins de deux semaines, tandis que je m’attelais peu à peu à la troisième partie de mon livre, je me mis au défi d’écrire un chapitre entier en un seul jour – je vous rassure, celui-ci était relativement court. Cette victoire fut un moteur essentiel à la poursuite de mon roman. Ainsi, si je n’écrivis pas tous les jours, j’avançai à grands pas et déroulai sous mes yeux les derniers chapitres.

Ce dimanche dernier fut ma date butoir pour conclure ce roman. Je prévoyais un week-end assez spécial, à vrai dire, car je m’en allais au sein de al Bourgogne, près du parc régional naturel du Morvan. Deux journées d’écriture intensive, mais également d’inspiration après la visite d’une ville médiale que je tiens très à cœur, Avallon, et de mon habituel salon de thé – sans oublier un petit détour en librairie…

Enfin, je me retrouvais !

 

Impressions

Malgré le retard de la finalisation du premier jet, je pense que ce roman demeure le plus abouti. Le fond, notamment, ne devrait subir un trop gros remue-ménage grâce au temps passé à détailler l’intrigue au préalable.

La forme est autre histoire – comme pour tout écrivain, j’imagine. Heureusement, je ne suis pas de l’école « la quantité avant la qualité » en ce qui concerne le premier jet ; chacun de mes mots sont donc pensés avant d’être posés – ce qui, généralement, peut se montrer très long exercice. Néanmoins, en perfectionniste que je suis, je prévois tout de même un bon bout de travail à poursuivre sur ce roman.

En somme, c’est avec beaucoup de satisfaction que je considère cette première étape accomplie – même avec mes craintes sur la fin, si vous avez lu les défauts d’une fin d’histoire.

 

Ce que je retiens de cette expérience

Tout d’abord, j’aimerais être attentive la prochaine fois au temps que j’accorderai à mes prochains premiers jets. En ce qui me concerne, je pense qu’un délai de trois à quatre mois me conviendrait davantage. Autrement, l’esprit s’égare facilement et oublie son objectif. À cela s’ajoute la lassitude des va-et-vient obligés et de la difficulté à se replonger dans l’écriture.

De même, si je n’éprouve pas le besoin d’une régularité particulière – je ne suis troublée que par les longues pauses de plus d’une semaine, je dirais – je remarque être plus réceptive à l’inspiration si l’effort se fait sur une longue session. Ainsi, écrire trois à quatre heures par jour, en accordant le week-end à mes autres activités, m’est plus efficace que de m’accorder une trentaine de minutes tous les jours.

Je pense que le fait d’être en vacances m’y a bien sûr beaucoup aidée ! Je suis plutôt du matin, ce qui me permettait d’avoir de bonnes heures d’écriture dans la matinée et des activités plus physiques l’après-midi. C’est un rythme que je regrette de ne pas avoir en période scolaire…

Enfin, j’ai eu l’opportunité de m’essayer aux rushs d’écriture en compagnie de Liseuse Étoile, une solution pour ne pas abandonner son document d’écriture pour la durée d’une heure au moins. C’est un exercice qui nous a particulièrement encouragées toutes deux, je ne peux donc que vous le conseiller !

 

Et maintenant ?

Il me reste un bon mois et demi avant de me replonger dans les turbulents courants des études. Ne sachant pas vraiment quoi attendre de ma première année en Licence de Lettres Modernes, je ne peux me définir un objectif trop long.

Le reste de cette retraite d’écriture, je me suis donc répété la question : et maintenant ?

Tant de possibilités s’offrent à moi, mais je ne suis guère confiante d’un si court laps de temps… Il me faudra être efficace, mais également et surtout déterminée !

Pour le moment, je pense me rabattre sur la réécriture de mon roman RemousCourt et d’un style simple pour permettre à tous les adolescents de le lire, le travail ne devrait se montrer trop colossal. Toutefois, la difficulté n’en sera pas moins importante, car je ne suis nullement satisfaite de la fin ! Un bon tiers de ce roman devra donc être entière réécrit.

 

Et vous, comment se déroulent vos vacances ? Parvenez-vous à rester fidèles à vos objectifs ? Hâte de vous entendre !

 

La Plume Messagère

4 réflexions sur “C’est l’heure du thé #7

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