C’est l’heure du thé #11

Presque quatre mois ont passé depuis mon dernier bilan… Il y a une raison à cela : je me suis retrouvée confrontée à des obstacles inattendus qui sont venus bousculer un peu mes projets – notamment que je me suis retrouvée avec deux périodes de partiels à passer en l’espace d’un mois, un mois qui a été davantage utile à la récupération de cours de tout un semestre pour pouvoir valider mon année…

En somme, plusieurs nouvelles responsabilités, hors de mon activité d’écrivaine, sont venues compromettre la bonne lancée que j’avais prise. Même mon blog et ma présence sur les réseaux s’en sont trouvés atteints… Je reviens donc avec douceur, mais également beaucoup de joie, pour vous partager toutes ces dernières expériences qui ont pu être les miennes.

Objectif accompli !

Cette bonne lancée est plutôt à prendre comme une bonne nouvelle, puisqu’elle m’a permis de clore la fameuse et tumultueuse réécriture du premier tome de L’Héritage d’un monde. Je m’étais fixée pour objectif d’en finir pour le premier trimestre, soit durant les mois de janvier à mars. Devinez quoi ? Cela a été un succès !

Tout cela, je le dois au confinement des étudiants et aux cours en distanciels qui, quoique très désagréables et décourageants, m’ont fait gagner pas mal de temps pour écrire. Mon rythme s’était peu à peu imposé de lui-même, répondant aux besoins tant de mon mental – qui avait besoin de cet échappatoire – que de ma plume – qui a besoin d’une immersion constante dans son œuvre pour une pleine efficacité. Soit, j’écrivis de deux à trois heures par jours, tout en m’accordant la pause du dimanche pour accorder à mon cerveau le ressourcement nécessaire.

Je dois dire que je ne pensais pas la réalisation de cette réécriture possible – en tout cas, pas en si peu de temps ! Mes premiers essais de réécriture avaient été si vains que je pensais ce roman bon à la déchèterie. Finalement, il m’a fallut apprendre à couper le cordon ombilical qui me retenait à ce récit pour pouvoir élever et corriger mon roman comme il se devait – se faisait, en le réécrivant entièrement et sans regrets. S’il n’est pas encore parfait et nécessitera sûrement une bonne correction de forme, j’en suis particulièrement satisfaite et ai passé du bon temps à cette réécriture.

Ce roman se rapproche dorénavant à son pair, L’Oiseau en cage, que ce soit au niveau de sa forme que de sa taille : environ 90 000 mots pour 25 chapitres. Une quantité qui me paraît correspondre avec ma plume – plus long aurait énervé mes lecteurs du fait de ma plume assez complexe – et me contente au plus haut point.

Le début de la fin…

Un premier tome, ce n’est toutefois pas la fin d’une aventure, mais plutôt le début ! La suite de mes projets d’écriture me parurent sur le coup assez évidents : il me fallait enchaîner avec le premier jet du second tome de cette trilogie.

Là, un nouveau problème se posait : ce premier jet avait été débuté il y a quelques années et une partie entière avait été rédigée. Cependant, je trouvai les idées encore trop vagues, le plan encore bien bancal. Armée de mon précieux carnet de note – que j’avais bien délaissé pour mes deux dernières réécritures et s’est révélé être un sacré outil qui me manquait – je suis donc partie en conquêtes d’idées complémentaires et en le peaufinage de mon plan par chapitre… Pour tout vous dire, je le crois aujourd’hui encore bien imparfait et cela me bloque ! J’ai peur de ne pas assez faire – mais c’est oublié que la même histoire s’était produite pour L’Oiseau en cage. Pour autant, les idées s’étaient complétées d’elles-mêmes au fil de l’écriture et la réécriture avait été particulièrement efficace pour ajouter les bouts manquants. Qu’ai-je donc réellement à craindre ?

Je crois que le blocage vient aussi du fait que cela fait bout de temps que je n’ai pas écrit le moindre premier jet… En un sens, il me faut réapprendre ! Là où la réécriture est rigueur et analyse, l’écriture d’un premier jet doit rester libre et indulgent. Comme j’en ai parlé dans mon dernier article sur ma méthode du premier jet, tout est sujet à une certaine mentalité à acquérir, attachée à une volonté de vivre.

Quoiqu’il en soit, avant que les responsabilité ne m’interpellent en plein élan, j’ai pu revoir toute la première partie qui correspond davantage à mes attentes. Il me faut poursuivre, après deux bons mois de pause, avec la seconde partie qui, elle, n’a jamais été rédigée. Je dirais que ma plume ne s’est pas trouvée ternie par cette absence de régularité – elle conserve, au contraire, toute son aisance d’antan ! Ce qui me pose davantage problème serait l’accord de mes idées, souvent bien désarticulées et pauvres

J’aimerais pouvoir terminer ce second tome durant ces mois d’été, afin de reprendre les études avec plus de sérénité en septembre. L’exercice ne devrait pas rencontrer trop de difficulté, si aucun autre obstacle ne pointe le bout de son nez d’ici là !

Vers une nouvelle expérience ?

Une autre nouvelle responsabilité, celle-ci heureusement plus joyeuse et riche, a participé à ce ralentissement de mes projets : il s’agit de l’accompagnement d’une autrice au travers d’un coaching personnalisé.

La situation s’est présentée à moi lorsque, pleine de confiance, cette jeune autrice a partagé son souhait d’être suivie par une autrice plus expérimentée et dont elle savait le travail rigoureux. Touchée par toute sa reconnaissance de mon travail et de mon expérience, j’ai accepté. Cette expérience étant nouvelle et plutôt un « test », nous nous sommes accordées sur des tarifs très sobres dans la bêta-lecture de son roman et des heures de cours accordés. Je me prononce seule – bien que je ne doute pas de la réciprocité des sentiments de ma coachée (fais signe si tu passes ici !) – mais je dois dire que c’est une expérience qui fonctionne merveilleusement bien, elle, étant comblée par mes ressources et conseils, et moi, me trouvant ravivée par toute cette confiance qui m’est accordée.

C’est un vrai pas vers la reconnaissance de mon travail !

Je partagerai davantage de cette aventure lorsque le coaching aura été couronnée de tous ses efforts.

C’est tout pour le moment… Il n’y a pas tant à dire du côté de l’édition, si ce n’est que cela tarde tant les maisons sont surbookées par la masse de manuscrits reçue durant cette période du covid ! Patience et persévérance sont de mise pour ces prochains mois… en espérant des résultats vraiment favorables !


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