C’est l’heure du thé #13 – Mon roman en réécriture

Sur les réseaux, je vous ai demandé si cela vous intéressait que je vous parle plus précisément de mes projets en cours – ce à quoi, vous avez favorablement répondu. Me voici donc lancée dans un « C’est l’heure du thé » au bilan un peu plus spécial, où je vais vous partager tous les dernières opinions qui ont été prononcées sur mon roman actuellement en cours de réécriture, L’Oiseau en cage, ainsi que mes difficultés à y répondre de mon mieux.

Je vous invite donc à prendre un peu de thé – ou ce qui vous fait envie – en ma compagnie pour discuter de mes aventures – tout aussi éprouvantes que pleine de joies.

Pas à pas

J’ai commencé la rédaction de ce roman durant mes années de lycée, uns fois les idées nécessaires réunies et un premier plan concocté. Le premier jet ne s’était pas fait avec aise, comme j’en parle dans de précédents bilans (voir C’est l’heure du thé #5), du fait de la pression du bac puis de la première vague de la crise du covid. Ce n’est qu’une fois passée en études supérieurs et avec un premier jet en main que j’ai pu sérieusement travailler ce roman et en finir une première réécriture à l’aube de 2021. Après quoi, je m’étais seulement préoccupée de l’envoyer en Maison d’édition pour en recevoir les premiers avis (voir C’est l’heure du thé #10).

Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas franchement reçu d’avis pour les quelques Maisons d’édition ayant eu l’obligeance de me répondre, si ce n’est une. Toutes, cependant, ont exprimé un même engouement pour les premières présentations de mon projet, ce qui a conduit à leur prise de connaissance de tout mon manuscrit avant qu’ils ne se décident à le refuser (car mon roman ne correspondait pas suffisamment à leur ligne éditoriale).

La seule qui a pu émettre une opinion – et je lui suis, pour cela, des plus reconnaissantes – a pointé ce qui avait effectivement dérangé certains de mes premiers lecteurs, quoique ces derniers aient pu trouver l’opinion en question quelque peu sévère. Leur conseil était de rester vigilent sur la description apportée des personnages, des lieux, et certaines scènes d’action qui pouvaient porter à confusion. De plus, on m’encouragea fortement à me trouver un bêta-lecteur en capacité de travailler plus finement sur mon roman avec moi. Chose plus facile à dire qu’à faire !

Défauts

Je n’eus aucun mal à accepter la critique : bien au contraire, j’étais suffisamment motivée à résoudre le fameux problème. Malheureusement, après quelques semaines à essayer de défricher mon roman seule, j’ai dû me résoudre à l‘évidence : j’avais bel et bien besoin d’être accompagnée sur mon roman.

Il faut dire que pour une première proposition de roman, j’y allais fort : une intrigue complexe ainsi que des plus secondaires qui ne trouvent pas toutes leurs réponses ; une narration omnisciente qui balaye le point de vue de différents personnages ; et pour couronner le tout, mon style a de quoi être alambiqué à trop insister sur ma fibre littéraire. Pas étonnant que les Maisons d’éditions se découragent à mes pourtant bonnes idées !

Le tout, je dirais, est de trouver le moyen d’obtenir la confiance d’un éditeur, même si cela doit appeler à quelques sacrifices. Le débat a toujours été grand chez moi et me fait encore grincer des dents : dois-je me limiter au simple pour une première publication ? Après quoi seulement, et après l’acquisition de bon nombre de lecteurs, pourrais-je déterminer un peu plus mon style en invoquant de nouvelles pratiques et idées. Comment toutefois « simplifier » – un mot qui pour moi trouve résonnance avec « bâcler » – son roman dont on est déjà si fier ?

Coaching

Je vous avais annoncé ces derniers mois mon accompagnement auprès d’une jeune autrice qui avait besoin d’apprendre les bases de l’écriture et de la structuration d’une narration. Cela n’a pu durer trop longtemps, malheureusement, à cause de la reprise de mes études. Pour autant, ma « coachée » est ressortie de cet accompagnement avec beaucoup d’enthousiasme et de nombreux nouveaux conseils à mettre en pratique. J’ai pu également lui apporter un avis sur son roman ainsi que lui corriger quelques maladresses – un fléau qu’aucun auteur ne peut parvenir à se débarrasser seul.

En reprenant à mon tour la plume, j’ai senti le vif besoin de me tourner à mon tour vers un accompagnement, cette fois autour de mon livre. Pire : du fait de ma solitude face à l’importante charge de travail, j’ai commencé à me confronter à un blocage dans l’écriture. C’était l’angoisse : qui pour me prêter de son temps, lorsque l’on m’avait toujours refusé un coaching dans l’écriture ? Après sept années à apprendre et peaufiner par moi-même cet art, je pensais que mon chemin se poursuivrait ainsi seule, à jamais.

Puis une réponse est venue à moi depuis les hauteurs. J’ai pris mon courage à deux mains et, saisissant une occasion, je demandais à nouveau de l’aide, sans grand espoir de succès. Il ne fallut pourtant pas une minute pour qu’on entende mon besoin.

Alors voilà : je ne suis plus seule à travailler sur mon roman. Mon coach, bien qu’à ses débuts, se montre déjà très attentif à mes besoins et me fait part de son opinion avec juste sévérité et équilibre. Je peux enfin voir les défauts de mon histoire et brosser les phrases trop grotesques. Cela demandera beaucoup de temps, mais c’est une nouvelle expérience que j’accepte avec joie.

Ecrire pour qui ?

Avant d’écrire pour moi-même, c’est pour vous que j’écris – ce qui rend l’écriture parfois bien compliqué. J’écris pour délivrer un message et vous permettre tout à la fois un moment de divertissement que de réflexion édifiante. C’est d’ailleurs ce que souligne ce nom du blog que je m’étais d’abord donnée : la Plume Messagère.

Toutefois, lorsque l’on écrit moins pour soi, on ne peut pas découvrir tout de suite le résultat de nos efforts (j’en parle dans mon dernier article sur les difficultés de l’écriture). J’ai besoin que l’on me lise, que l’on apprécie ou non, pour continuer d’avancer. Autrement, pour moi écrire n’aurait plus de sens. Je ne peux rester seule face à l’écriture.

C’est pourquoi je continue d’espérer de pouvoir un jour vous livrer en bonne et due forme les aventures de Lissende et Jethan, c’est deux personnages qui, dans leur vingtaine, ont encore temps à découvrir du monde et d’eux-mêmes – et ce, même dans un monde imaginaire. En attendant, je promets mes efforts pour rendre la lecture des plus agréables et accessibles, grâce à l’aide notamment des remarques que l’on peut déjà me faire.

Et vous, à qui écrivez-vous ? Quel est le sens de l’écriture pour vous ? Je vous souhaite une très bonne continuation dans tous vos projets.


2 réflexions sur “C’est l’heure du thé #13 – Mon roman en réécriture

  1. Merci pour cet article ! J’ai toujours considéré l’écriture comme quelque chose que l’on fait seul.e mais c’est vrai que le travail avec un coach ouvre beaucoup de possibilités d’améliorations. C’est bon à savoir que ça existe. Bon courage pour ton projet 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Ha ha, je l’ai souvent pensé aussi, et je pense qu’une bonne partie se fait dans la solitude recherchée 😉 Mais vient un temps ou nous devons nous ouvrir à d’autres opinions pour avancer ! Merci à toi pour ta lecture et tes encouragement et bonne continuation à toi

      Aimé par 1 personne

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