Mes favoris en attendant Noël

Après l’automne, vient un autre de mes favoris : la période de l’avent. Cette période porte pour moi un sens très spirituel qui participe à un état de joie dans l’attente. C’est un temps pour l’espoir de renaître, mais aussi un temps pour considérer l’avancement de ses projets et évaluer l’état de notre vie, avant de prendre ou non de nouvelles résolutions pour l’année à suivre.

L’avant s’accompagne de beaucoup de plaisirs, comme une récompense de fin d’année. Nous prenons le temps de considérer les petites comme les plus grandes choses. Aujourd’hui, ce sont ces petits plaisirs qui sont les miens que je souhaite vous partager – en espérant qu’ils vous accompagnent d’un brin de lumière en attendant Noël.

Eveil des sens

Noël s’accompagne généralement de nombreuses odeurs : celle d’épices comme le gingembre, la cannelle ou le safran ; celle d’agrumes, le fruit qui éveille nos papilles en hiver ; enfin, celles des boissons chaudes, sans oublier le cidre et le vin chaud.

C’est également la période où l’on contente son palais de bien des mets et de bien des gourmandises – à commencer par le chocolat et les infusions.

Enfin, cette période de l’avent ne pourrait se faire sans l’apparition de lumières, comme des guides à nos esprits las de la fin d’année : les guirlandes lumineuses, les éclairages en ville, mais aussi et surtout le réconfort d’un bon feu de cheminée ainsi que la présence de bougies à table.

Les odeurs, ainsi que la lumière, éveillent nos sens – d’une certaine manière, ils nous rappellent à la vie. Cela est essentiel à tout écrivain, s’il souhaite écrire de la plus authentique des façons. Nous avons besoin de nous laisser imprégner des réalités pour aiguiser notre imagination (voir mon article sur l’imagination comme intrinsèque à la réalité). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que de nombreux auteurs dans leurs routines laissent une place importante à la consommation de boissons énergisantes ou de petites gourmandises… moi la première !

Cuisiner

Vous l’aurez compris : j’aime cuisiner. Notamment après cette dernière année, la cuisine se révèle une réelle passion ! Il y a quelque chose dans la chimie de cet art, qui laisse place également à la création et aux surprises.

Il est une tradition dans ma famille, commune à de nombreuses autres : la préparation de biscuits de Noël. Issue d’une famille américaine, il m’est usage de préparer différentes gourmandises pour les partager en quantité : du Brownie avec son glaçage au chocolat, des Russian Teacakes (mes favoris !) avec leurs cœurs de noix et saupoudrés de sucre en poudre, et plein d’autres biscuits de toutes les formes, couleurs et saveurs.

Cela est sans compter le grand repas final de Noël : une dinde farcie, de la purée de pomme de terre maison, des haricot-verts au beurre, des oignons cuits, de la sauce aux cramberries, des patates douces cuites au four, des apple-pies (encore un autre de mes indémodables)…

Plus que cuisiner, j’aime accueillir et partager ; ce n’est pas seulement mon palais que je cherche à satisfaire. S’il n’y a personne à accueillir, la cuisine n’a plus vraiment de sens.

On peut dire que je fonctionne assez pareillement pour l’écriture : j’écris avant tout pour mes lecteurs, pour les accueillir dans un univers où ils sauront retrouver leurs marques et prendre une grande bouffée d’air. L’accueil porte pour moi un sens très important, ce depuis les années difficiles du collège : car je sais, qu’au fond, nous cherchons tous un refuge où nous sentir à nouveau nous-mêmes, où nous laisser choyer et consoler. J’aimerais mes romans pouvoir pourvoir à ce besoin pressant. J’aimerais préparer un grand festin pour le livrer à mes lecteurs affamés et leur assurer un moment de paix.

Je ne sais si je parviendrai un jour à réaliser ce grand projet – de pouvoir tant faire de mon futur chez-moi que de mes romans un lieu d’accueil – mais je veux faire confiance à l’Esprit qui me guide au quotidien et me donne la force de faire autant.

L’avent

Nous y revenons : l’attente. L’attente se caractérise de bien des façons – à commencer par le calendrier de l’avent pour les Français.

J’imagine que le calendrier permet aux enfants de mieux considérer le passage des jours, en les comptant. Mon enfance a évidemment d’abord été marquée par les calendriers au chocolat, mais je me souviens surtout du calendrier en bois plus particulier que l’on se partageait avec mon frère (l’un pour les jours pairs, l’autre pour les jours impairs) et qui nous servait d’une année à l’autre. Ce calendrier nous permettait un plus large choix de gourmandises et de surprises.

Longtemps aussi, j’ai pu apprécier le calendrier anglais numérique de Jacquie Lawson en cadeau de mon grand-père. Entre vidéos amusantes, petits jeux au coin du feu, décorations artistiques et partages de recettes, ce calendrier ressourçait mon esprit de calme et de bien des univers inspirants.

Pour cette année, j’ai décidé de bouleverser ces habitudes : ce sera un calendrier des thés. Chaque jour, je me réserve le plaisir de la découverte d’un nouveau thé (pouvait-on en attendre davantage de moi ?) Je ne m’attends pas à apprécier chacun des thés, étant donné que je suis plutôt difficile – je préfère les black tea blend assez traditionnels anglais, sans parfums trop marqués – mais je voulais laisser une chance à ces goûts surprises pour m’inspirer lors de mes séances d’écriture !

Enfin – et, là encore, ce que je préfère – nous apprécions décorer chaque année une couronne de l’avent et allumer une nouvelle bougie à chaque dimanche qui précède Noël. La flamme, quoique petite, donne à la tablée une atmosphère chaleureuse que l’on ne connaît hélas pas tous les jours. La simple présence de cette petite lumière revigore mon esprit, généralement bien fatigué le soir, ainsi que mon espoir de meilleurs jours à venir. De quoi être le carburant nécessaire à l’écrivaine que je suis, sous l’épreuve des temps froids et du soleil absent !

Pour tout vous révéler, j’ai décidé cette année de pratiquer un peu plus cette période de l’avent en liant ma nature spirituelle avec mon activité de l’écriture : chaque jours, depuis le premier, je m’oblige un temps de silence et de solitude face à un carnet pour y concilier quelques mots ou la charge de pensées. C’est une sorte de réconciliation de l’écriture avec moi-même, l’on peut dire – comme je n’attends personne de lire ce que j’écris. Cela m’est si peu habituel, mais rapportera mieux l’écrivaine que je suis à ses premiers objectifs de l’écriture.

Famille

Nous y voilà, au point sûrement le plus essentiel : les réjouissances comme un moyen de se rapprocher. N’est-ce pas pour cela-même que nous prenons tant de soins à choisir des cadeaux qui sauraient plaire à nos proches et leur témoigner notre amour ?

Un Noël sans famille aurait un goût bien amer dans notre bouche, car c’est ce qui lui donne tout son sel. Et cela n’est pas sans nous rappeler la morale du Grinch !

Cette année, je frémis de joie à l’idée de pouvoir retrouver certains membres de ma famille dans notre maison secondaire au Morvan – notamment mon frère que je ne vois plus très souvent…  C’est également le moment de retrouver de vieux amis de la famille.

Pas évident, pourtant, de rester patient sous la pression que cette période instille aujourd’hui ! Nous faisons parfois les choses bien à contre-cœur, comme d’une simple forme de politesse. Pour moi, les listes de cadeaux pour faciliter les achats ne font plus trop sens. Je préfère un cadeau imprévu, mais réfléchi qui témoigne de l’amour du donneur s’étant donné de la peine à vouloir nous faire plaisir. Le cadeau n’a pas besoin d’être d’une grande valeur financière – c’est la valeur du cœur qui lui donne tout son compte.

Pour l’écrivain, Noël est l’occasion de sortir enfin de l’ombre pour renouer les liens avec l’humanité. Nous avons besoin du soutien que propose nos proches. Nous avons besoin de nous laisser inspirer par eux, si nous souhaitons poursuivre notre tâche sans encombre. Un écrivain seul est un bien piètre écrivain – comme un homme seul est un homme mort.

Pour aller plus loin : lire mon article sur comment prendre soin d’un écrivain.

Je sais dors et déjà que Noël me ressourcera de bien des manières – à commencer par le travail de mes relations. Je l’attends donc avec beaucoup de joie, mais ne souhaite pas pour autant m’y focaliser entièrement. Comme je l’ai dit dans ma note qui accompagne ma nouvelle « Un Sacré soir d’Halloween« , je pense qu’il est un tort à trop vouloir chercher d’être comblé uniquement par les fêtes – car, alors, nous sommes bien déçus du résultat, à trop les idéaliser. L’année dernière, avec l’impact du covid, j’avais commis cette grande erreur qui m’avait laissée sans grande appréciation de fêtes, une fois celles-ci venues. Cette fois, je compte bien me laisser surprendre plutôt que de chercher à conduire chaque chose sous mon contrôle. Cette fois, je veux profiter de toutes les grâces que veux me faire mon Dieu, à commencer les plus petites. La joie dans les plaisirs simples, c’est là le début de toutes guérisons.

Quel est votre rapport aux fêtes de fin d’année ? Que faites-vous généralement lors de cette période de l’avent ? Puissiez-vous être remplis de bonnes choses – et pas seulement de bons mets !


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