Journée d’écriture #1 – Défi hebdomadaire #3

Après avoir profité de deux bonnes semaines de vacances, je ne peux m’empêcher de reconsidérer mon besoin d’avancer sur mes projets – ce qui ne pourrait se faire sans discipline. J’appelle alors aux défis hebdomadaires.

Il n’est pas aisé de reprendre l’écriture après de si longs mois de relâchement. Il y a beaucoup d’appréhension à ressaisir la plume, sans les puissantes fondations que forme l’habitude. Une habitude, il me faudra en recréer une.

J’ai aussi conscience que, aux abords de l’été, mon rythme évolue et se transforme – mon corps formule de nouveaux besoins comme il me laisse découvrir de nouvelles capacités. Je n’ai plus besoin de la lenteur que confère la période hivernale, mais j’ai une tendance à tirer des grosses chaleurs une forme d’apathie. Matinées et soirées me seront donc plus bénéfiques à l’avancée de mes projets.

Il y aura beaucoup de joie à retoucher à l’écriture – mais sûrement aussi de l’échec. Tout cela, je veux vous le partager, durant cette semaine de reprise dont je vous ferai le rapport. Vous, en retour, me servirez de témoins à ma discipline – car il ne fait pas bon que l’homme soit seul.

Ce défi hebdomadaire sera un peu plus particulier, car j’ai décidé de mêler le « défi sablier » de Samantha Bailly à ma propre création, le défi-LER (lecture, écriture, réécriture). L’idée est de produire un effort croissant, tout en se donnant un temps d’adaptabilité. Encore une fois, je ne vise pas non plus seulement l’écriture, mais plutôt à vivre la journée d’un écrivain dans son ensemble.

Voir un exemple de défi sablier.

Voir un exemple d’une journée d’écriture.

Lire – car l’écrivain ne vivra pas seulement de thé et de gâteaux. Il a besoin d’une nourriture plus abstraite, qui est celle du monde des idées et des mots. Je m’engage donc à reprendre, en parallèle à l’écriture, la lecture avec plus de sérieux. Toute forme est alors utile : de l’ancien du texte théorique à l’esthétique des vers, de l’essai à la fiction.

Ecrire – tout ce qui me passe par la tête, pour stimuler et concentrer mes impressions. Cela peut se faire à bord d’un carnet comme à bord du premier jet d’un projet. Il n’y a alors qu’un seul commandement : celui d’écrire.

Réécrire – c’est tout le secret de l’application. Revenir au détail pour le travailler. Ecouter ses mots et les reprendre au nécessaire. Une tâche souvent difficile à accomplir, mais pas moins essentielle à l’avancement de mes projets.

L’idéal serait donc de commencer une première journée d’écriture avec l’ordonnance de travailler au moins une bonne heure – à laquelle s’ajoutera chaque jour une nouvelle demi-heure de travail. En parallèle, j’aimerais accorder un minimum d’une heure par jours à la lecture.

A ce jour, mes objectifs sont divers : réaffirmer ma présence sur ce blog, poursuivre l’écriture de ma trilogie L’Héritage d’un Monde et avancer ma réécriture de grande ampleur sur L’Oiseau en Cage. Je ne crois toutefois pas sage d’aborder l’écriture ainsi, aussi nobles puissent ces objectifs paraître. Je me contenterai donc, cette semaine, de la première tâche : renouer avec l’écriture – et ce, avec beaucoup de plaisir.

Je ne garantis pas de pouvoir vous partager chacune de mes journées d’écriture en profondeur – après tout, cela demande du temps ! Mais je tâcherai d’être des plus authentiques dans ce que je vous confierai.

A commencer par ce premier jour d’écriture…

Jour 1 – 1h d’écriture

La plus difficile des manœuvres a été celle d’accepter s’installer quelques temps à une table pour écrire. Avant cela, j’ai fui – profitant d’autres responsabilités pour remettre ce temps à plus tard. Non pas que je n’en avais pas envie, seulement, je craignais de renouer avec ma plume.

Je n’ai jamais aimé les retrouvailles après trop longue séparation ou tensions. Le moment embarrasse, car nous ne savons alors quoi dire – ou plutôt, ici, qu’écrire. Mais une fois fait, il est plus facile de reprendre les rapports comme avant – ou, tout du moins, de feindre un semblant d’équilibre jusqu’à trouver le bon. .

Je n’ai donc vraiment touché à l’écriture qu’aux trois heures de l’après-midi, après avoir lu profusément, exercé mon corps, mangé et rangé mon espace de vie. J’ai toujours été ainsi : sans une bonne hygiène du corps et de l’esprit, j’ai du mal à me mettre au travail.

Pour se replonger dans son œuvre, il faut pouvoir y revenir avant de pouvoir poursuivre. J’ai donc opté pour une première application à relire mon récent travail, sur ma réécriture de L’Oiseau en Cage. Il n’y a jamais vraiment de point final – l’écrivain hésite toujours sur le plus petit détail. Si quelque chose nous titille… il faut le retoucher. Ce n’est donc qu’après quelques nouvelles retouches que je pus poursuivre – avec suffisamment de contentement, je vous rassure.

A un tel avancement de la réécriture, certaines choses ne sont pas aisées – nous sommes placés devant des obstacles. Nous n’avançons plus. Je ne pense pas, personnellement, qu’il y ait de honte à chercher à contourner l’obstacle pour y revenir plus tard – peut-être même reviendrions-nous plus aguerris de notre aventure pour confronter ce précédent obstacle. Certaines phrases n’étaient pas de ma portée à retravailler – je les ai donc laissées à plus tard, tout en les notant soigneusement.

Une heure n’est pas grand exploit à accomplir – surtout si la tâche est approchée par petits bouts, comme elle le fut en ce premier jour. Mais j’ai trouvé grand courage dans cette reprise – et je sais pouvoir conclure cette première journée dans la paix.


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